• Cathline Smoos

Un sondage pas comme les autres

Non, ce sondage n’a rien à voir avec celui de l’IPSOS, Messieurs et Mesdames celui-ci se pratique en privé et on ne vous demandera pas votre avis par téléphone pour le pratiquer !


Tout droit venue du répertoire des pratiques marginales en termes de sexualité, la masturbation de l’urètre par une sonde est pourtant une pratique qui pourrait bien soit vous faire pisser de rire ou de plaisir !


Ici, pas de catégories socio-professionnelles, mais bien des catégories de tailles et de sensations diverses et variées !

Pour commencer : où se situe l’urètre ? Et qu’est-ce que le sudorètre ?


J’avais très envie de vous mettre les coordonnées GPS, mais après réflexion il semblerait que trois petits schémas soient plus parlants… Tout d’abord car force est de constater que l’urètre chez les hommes traverse la zone de plaisir du gland et nous amène tout droit vers la prostate (zone érogène par excellence), et chez les femmes alors là, on ne sait plus où donner de la tête, l’urètre se faufile amoureuse au travers des vestibules et terminaisons nerveuses, ou disons plus exactement heureuses du saint Graal Clitoris.





Le sodurètre est donc une pratique qui consiste à s’insérer une tige en métal, en silicone, un crayon, voir un doigt ou tout autre objet dans l’urètre de manière superficielle ou profonde. Le BDSM étant un peu la mère patrie de toutes les pratiques sortant de l’ordinaire, pas étonnant que celle-ci soit principalement répandue dans cette communauté, mais pour autant la masturbation urétrale n’est pas obligatoirement liée à des envies masochistes.



D’où vient cette idée d’hurluberlu d’aller se tripoter l’urètre ?


« Déjà au temps des Egyptiens, les pharaons se faisaient ensevelir avec des dilatateurs en cuivre au cas où leur sténose urétrale se remanifesterait dans l’au-delà. De même, les écrits laissés par les Grecs ou les Hindous font mention de l’utilisation de différents cathéters pour faciliter le drainage vésical. »


Mais bien sûre ont y croit ! On nous avait déjà fait passer des plugs anals pour des « petits vases », et là rebelote ! Loupez, Kate Smoos est là pour vous ouvrir les yeux, au diable les œillères nous ne sommes pas des poneys !




Alors pourquoi me diriez-vous ?


Et bien pour le plaisir que diable ! Les adeptes de la masturbation urétrale décrivent en effet des sensations orgasmiques très fortes, de fortes érections, et surtout un plaisir tout à fait différent du plaisir « classique », si vous souhaitez plus de détails je n’ai qu’un mot à vous dire : A vos sondes (sodurètres) !


Certaines personnes la pratique aussi afin d’obtenir des sensations de douleurs qui évidemment leurs procurent une extase particulière, en augmentant par exemple le diamètre des tiges, ou bien en y ajoutant de l’électrostimulation. D’autres encore l’utilisent comme un bijou d’agrément (Plug urétrale, cockpin), cependant si vous prenez votre temps, il n’y a pas de raison de ressentir une douleur.


Nous retrouvons dans la littérature médicale en 1876 les investigations du Dr. Pouillet qui décrit des cas de masturbation de l’urètre par des femmes
« le méat urinaire, avec un bourrelet érectile (comprenez le Clitoris) et les deux glandules dont on voit les orifices à droite et à gauche, à l’entrée du canal urétrale lui-même, sont pour certaines manuélisatrices des organes de la volupté, des foyers par excellence et presque exclusifs du plaisir érotique. »
(Théodore Pouillet, 1876, De l’onanisme chez les femmes).

Les conseils pratiques


Tout d’abord attention aux infections urinaires, très fréquentes dans cette pratique ! Soyez irréprochable sur l’hygiène des objets utilisés ! Si vous avez des signes d’une infection urinaire consultez un médecin, car non traités celle-ci peuvent remontez dans les reins (organes vitaux) et provoquer une infection de ceux-ci.


  • Utilisez des outils spécifiques pour votre pratique, ils doivent absolument être d’une hygiène irréprochable, lavés et désinfectés !

  • Injecter du lubrifiant intime à base d’eau à l’aide d’un compte-goutte dans l’urètre, et lubrifiez votre tige avec un coton tige, ou à l’aide de vos doigts préalablement lavés.

  • Le plus simple est d’insérer la tige hors érection pour les hommes

  • Pour les hommes une fois insérez, vous pouvez soit allez caresser votre prostate et faire quelques aller-retour avec la tige, soit vous masturbez en maintenant la tige à l’intérieur du pénis, ce qui aura pour but de décupler vos sensations orgasmiques au moment de l’orgasme et de l’éjaculation beaucoup de sudorètre, ont en effet un orifice aux deux extrémités permettant l’émission de sperme)

  • A l’issue de votre « séance » nettoyez bien vos sondes à l’aide de biseptine et rangez les dans un étui.

  • Pour les débutants préférez un format 8mm et une tige souple en silicone, prenez votre temps, la couronne du gland est souvent la partie la plus difficile à passer.


Pour les Lyonnais qui seraient tentés par l’expérience, les vendeurs du DOGKLUB sauront vous conseiller avec bonne humeur et même un petit café pour vous détendre ! Pour les autres, je vous invite à vous rapprocher des boutiques spécialisées, qui évidemment sauront vous conseiller sans jugement j’en suis sûre !







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