• Cathline Smoos

Je veux faire l'amour avec l'océan !

Pendant que la plupart de mes ami(e)s sont entrain de swipper à la recherche du partenaire idéal sur Tinder pour assouvir leur soif de sexualité, je ne tourne pas la manivelle ! Non ! Non ! Non ! Moi, je veux faire l'amour avec l'océan ! Impossible ? On pari ?

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J’ai rencontré Aurélien FACHE, lors des débats du SexTechLab2018 à Paris durant un week-end d’octobre, lors de sa conférence, il évoque une partie des performances qu’il a pu réaliser au cours de sa carrière en lien avec la sexualité.


Lorsqu’il parle de son projet InBedWith… c’est tout d’abord les arbres qui me questionnent : avec un océan, ok je vois, avec un orage, oui pourquoi pas, mais les arbres ? Je viens donc à sa rencontre, en croyant au prime abord qu’il réalise aussi des sextoys, c’est alors qu’il m’explique son métier d’inventeur.


Si lui, est passionnée d’inventions et de réalité augmentée, je suis passionnée de sexologie, et je retrouve chez lui cette question commune qui m’habite “Pourquoi pas ?”, question probablement commune à tous les passionnés d’un domaine, pourquoi ne pas mettre des skis et glisser sur l’eau, pourquoi ne pas créer une combinaison pour voler, pourquoi ne pas créer une compétition de Parkour, etc.


La sexualité est un vaste champ, un boulevard de découvertes s’offre encore à nous tous. La sexualité se trouve pour moi, dans un entre-deux entre réalité tangible et inconscient, dans la sexualité on va vers un ailleurs, nous jouons et rejouons, ce monde de la sexualité est peut être à la fois un lieu de transcendance et de spiritualité, un lieu de jeu, où l’on peut rejouer ses désir infantiles, ses émotions, comme par exemple être agressé en sécurité, c’est un lieu où l’on dépose les armes, on doit mettre de côté ses responsabilités pour s’abandonner à des émotions, des rêves de puissance, de soumission, d’absences, etc.


La SexTech, peut avoir deux aspects intéressant selon moi, un qui concerne l’amour, l’autre le désir. La sexualité nous confronte à notre dimension la plus animale, l’amour à notre dimension la plus humaine.


En amour on veut avoir l’autre, on veut minimiser la distance, on veut le connaître, on veut de la proximité et réduire les barrières entres nous. C’est ce que permet par exemple les nouvelles technologies avec les sextoys connectés, ou encore le téléphone portable avec la visioconférence.


Dans le désir, on ne veut pas forcément aller là où nous nous sommes déjà aventurés. C’est le chemin de la découverte qui va soutenir notre curiosité. Dans le désir on veut un autre à découvrir, quelqu’un de l‘autre côté à qui nous pouvons aller rendre visite, avec qui on peut passer du temps, on veut un pont à traverser.


Cette visite, cette aventure, la nouvelle technologie, la cyberesthésie comme l’explique Yann Minh peut nous amener à la réaliser, à nous transcender, et à vivre de nouvelles expériences. L’autre ne se borne pas à l’humain, et c’est ce que Aurélien Fache m’a permis de prendre conscience en une intervention.


Je veux voir personnellement vers où la sexualité peut me mener, quelles parties de moi je vais réussir à connecté à cet autre - l’océan - , et faire un travail introspectif sur ce vécu et son expression. C’est finalement le pari que je me fait personnellement avec le projet InBedWithOcean.


Ce travail représente donc pour moi un double challenge, personnelle sur le développement de mon intelligence érotique, et professionnelle dans son aspect recherche sur les capacités de développement des fantasmes, de la sexualité, de la sensualité et son application technologique, cognitive, kinesthésique, sensorielle, émotionnelle, et intellectuelle.


“ la mer c’est dégueulasse, les poissons baisent dedans”, et moi avec !


Alors vous êtes prêt à me suivre dans cette expérience ?





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